Dernière ligne droite du semestre: Les corrections des examens finaux.
Avec 4 classes cette année, je me retrouve donc avec une centaine de copies à corriger, réparties sur 4 classes, 3 niveaux. Les oraux sont terminés, il faut donc aussi faire de savants calculs entre la prononciaiton, la grammaire, le vocab, la compréhension, tout ça tout ça. Après faut tout rentrer dans un tableau excel. J'ai bien carburé et il me reste encore (ouiinnnn) UN paquet de 23 copies (à rendre si possible d'ici demain matin). Voici donc qqs tactiques pour survivre:
1- Tactique 1: L'alcool
Hier soir, 7pm, après presque une journée entière de corrections (bon, j'ai pris 1h30 pour aller au hot yoga ou j'ai failli creuvé, et une heure pour un café avec une amie). La preuve:
Stéphanie découvre la nouvelle technologie de son Aïe Phone.
Donc 7h hier soir, le nez dans les copies, on va pas se laisser aller, un petit verre de rouge, ça ne fera pas mal. Du coup j'ai bien ri: Une rope (corde) pour Robe, des glasses (pour des lunettes, au ca zou ce serait le même mot, hein, on sait jamais), un suite (idem pour Costume).
2- Tactique 2: L'auto-motivation.
Ainsi, toutes les 42 minutes environ, on peut m'entendre crier dans l'appart: ''ALLEZ Steph, on y croit !!! Tu peux y arriver !!!''. C'est un peu moins fun que le pinard, mais ça met un peu d'ambiance dans l'appart (la perruche fait des bonds de 3 mètres à chaque fois).
3- Tactique 3: L'appel au secours.
J'ai ainsi envoyé un ou 2 I Messages de désespérée hier soir, avec, jointe, une photo d'une copie, avec un seul mot : HELP. Cela ne sert ABSOLUMENT à rien, mais ça a juste eu le mérite de me faire marrer 10 minutes, et de faire marrer l'Américain.
On peut pas tout avoir non plus hein.
Non je ne vais pas parler de mon café favori.
Mais de mes 2 jours contre la montre à Montreal. Départ de Vancouver, dimanche 3h. Arrivée à notre hôtel, 2h du mat. Ca commence bien. Je finis par m'endormir à 4h du mat, avec deux Melatonine dans le corps. Y a un vieux De Funès sur TV5, too bad. Du coup quand le réveil sonna à 7:30, bin ce fut pas facile. Deux cafés, de l'anti-cernes et oeufs brouillés, smoked salmon et roties plus tard, y a plus qu'à vraiment bosser.
Notre lieu d'élégante perdition
Malheureusement, je ne serai pas allée bien plus loin que les quelques blocs autour de l'hôtel. On avait des rdv dans pas mal de clubs privés (anciennement reserves aux hommes...) dont celui magnifique de McGill, mais tous autour de l'hotel. A 16h30, la nuit a commencé à tomber, et j'ai eu envie d'un verre de vin (!!). Ma collègue aussi. On est donc entrées dans un beau resto, encore habillées en business women, carrelage noir et blanc, zinc en marbre, cuirs rouges, huitres, vins francais.... Parfait pour un débriefing de la journée. A 17h, les petits appetizers offerts sont arrivés. Délicieux. Et puis un jeune (??) homme s'est installé au bar à coté de nous et a fait sa vie. What else ?
Apres mon verre de vin à 5h du soir, avec dans le bide un bol de soupe et un sandwich engloutis plusieurs heures plus tôt, j'étais bien plus relax. Et en voyant notre voisin commander son diner et commencer à déguster des trucs qui avaient l'air trop bon, j'ai fini par lui parler. Et lui de continuer. Ma collègue et moi étions tombées sur une perle. Un jeune américain de Chicago, gentil comme tout, pas du tout prétentieux, très drôle et fin connaisseur de vins et thés, qui me fit remarquer, biiien plus tard, quand je demandai l'addition, prête à aller me coucher, je me demandais s'il était pas gay, que c'était pas une facon de passer ma derniere nuit à Montréal.
Bon. On a fini à l'hôtel, tous les 3, à regarder d'horribles pubs américaines à la télé, en buvant du vin et à bien rig oler. Plus il se faisait tard, plus je le trouvais vraiment cute l'Américain. Chacun est retourné dans son hotel après de (vaines) tentatives de sa part (et j'avouue, apres qqs smouicks). Je me suis dit, on verra demain. Si c'est encore un mâle afamé, et donc déçu du coup, il m'aura oubliée le lendemain. Et puis bin non.
Le lendemain, on a réussi a organiser en 10 minutes une pause thé de 23 minutes juste avant que ma boss n'arrive en ville. L'échange de baisers fougeux en pleine rue sous la pluie glaciale, je m'en souviendrai... Un peu de romantisme ne fait jamais de mal.
Après ça, j'ai couru à la chambre d'hotel de ma boss et ai navigué pendant 2 heures entre sa chambre et la mienne, pour traduire des docs en francais, lui faire pratiquer, avant de courir installer notre salle pour un meeting. A 18h, il a fallu sauter dans le cab direction l'aéroport, et échanger des textos avec l'Américain (on pensait se croiser avant mon depart,ouinnnnn).
La bonne nouvelle (oui pasque bon, il habite un peu loin et passe la moitié de son année up in the air), c'est qu'il a un business trip a Vancouver mercredi prochain.
Needless to say: CAN'T Wait.
Et au moment ou je dis ca, il m'envoie un petit message, le fourbe.
Rhooooo le temps de merdeuuuuuuuh.
Cette semaine, on aura tout vu. De la neige, de la pluie, de la pluie, euh de la pluie, un peu de soleil aussi, vite fait, et puis du vent, un truc de malade.
Aujourd'hui c'est samedi, il fait donc un gros temps de bouse, mais c'est tant mieux car j'ai prévu de bosser, bosser, bosser. Direct ce matin, avant même le café.
J'avoue arriver au bout du bout là.... Cette semaine, à peine rentrée à la maison du boulot (après avoir bien sur mangé et bossé dans le bus...), allez bing, on rallume l'ordi et on ressort les livres et les copies.
Quand ce n'était pas un paquet de 25 copies, c'était une traduction à faire et que ca saute. Et quand ce n'était pas une traduction, c'était une critique à écrire.
Bref, proche du burnout. Heureusement, la boxe est mon équilibre pour ne pas devenir folle. Et un ou 2 diners entre amis histoire d'avoir un brin de social life (pas facile). En parlant de social life, j'ai du renoncer à 24h à Whistler, hot tub, bieres et ski. Mais bon.
Demain, c'est direction Montreaaaaaal.
Yeahhhh.
2 jours, bouhoo. Arrivée à Montreal dimanche 1 du mat, premiere réunion de boulot à 9h lundi matin (mais vais-je avoir le temps de profiter de ma chambre 4 étoiles ?!). Retour sur Van mardi minuit pour aller enseigner mercredi matin, fraiche comme la rose.
Tiens en plus j'étais a ce concert a Quebec cet été. Sweet
En plus, il fait moins froid à Montréal.
Le monde à l'envers.
Punaise, mes semaines sont quand même bien remplies.
Quand petit coup de mou (genre devant Love Actually hier soir), je me dis, quand même ce serait bien de n'être PLUS célibataire, au moins l'espace de la soirée, la semaine, le mois.
En général, dans l'heure qui suit, je me dis, Punaise, mais heureusement que je suis toute seule (exception faite de Ryan Gosling bien sûuuuur), sinon mais COMMENT je ferais ?!!!!
Chaque semaine, je me dis, Allez cette semaine, i take it easy. Je vais rien faire du week-end, genre tranquille Emile. Et en semaine, je vais pas bosser le soir.
Pi c'est samedi. Je vais m'entrainer, forcément, et en ressors avec une patate, du coup, je suis repartie comme en 40. Allez, un café avec une amie, un lunch avec un copain, un film toute seule avec un bon Americano et un deux quatre morceaux de chocolat, un bon bouquin (Marquez en ce moment). Ou, depuis qqs semaines, le Mac Book sous le bras, direction le café pour écrire pendant qqs heures (le nombre de critiques de films à écrire -et les corrections...- ne semblant pas diminuer, ni les demandes d'écrire pour le Journal Franco).

Rien que le week-end dernier, j'ai donc enchainé 2 soirées vendredi et 2 samedi. Parfaitement. Plus un entrainement de boxe et un jogging, 2 critiques écrites, un film (le dernier Clooney, Ides of March). J'avais décrété cette semaine, semaine tranquille mais Français du Monde organise sa soirée d'accueil aux nouveaux arrivants, et je fais partie des ''conseillers'' en intégration (hum) (Viendez boire, y aura la nouvelle Consule !). Samedi, spectacle de danse.. Ouaiiiiisss... Ah mais faut écrire un article après ?!
J'y ajoute (oui pasque c'est pas fini) la réunion tant attendue demain, pour une boite qui veut bosser avec moi et avec qui je dois organiser une conférence à Montréal en Janvier (oui je vais aller me geler les fesses à Montréal en Janvier). J'en saurai donc plus sur les premiers mois 2012.
Pasque avec tout ça, je pense quand même de plus en plus à ce qui me trotte dans la tête depuis.. pfiou 3 ans? Les qqs mois off (ou à mi-temps) pour finaliser qqs projets (d'écriture) et juste foncer. Avec une escapade américaine au milieu, dans l'ouest of course.
Par contre, faudrait que je sois en France début Mai, je viens d'acheter, sans réfléchier à 7:45 ce matin, un billet pour Mooooooorten Harket à la Cigale (pour la sortie de son nouvel album). A-ha c'est fini, vive Momo !
Bouhooo, on est déjà jeudi soir et
- Je suis naze.
- Je suis naze
(rayez la mention inutile).
- Et je ne suis PAS encore allée dans la vieille ville. Darn !
Au retour du gym. C'est beauuuu
Il va falloir y remédier. Le festival commence ce soir, et si j'arrive à me motiver, je vais voir plein de trucs bien (mais aussi Nolwen Leroy).
Quand même, quand même... Je n'avais jamais enseigné dans ces conditions:
- Activité d'après classe: Bière au bar avec les étudiants (et discrètement entre deux gorgées de Rousse, évaluer le niveau de certains étudiants, faux-débutants ou intermédiaires ???).
- Travailler à 8-9h du soir avec ma collègue et super camarade de chambre en buvant un verre de rouge.
- Faire le point sur les cours, au soleil.
- Se lever toutes les deux à 6:45 (!!!!!) pour aller marcher ou courir avant d'enseigner.
La première semaine touche déjà à sa fin, et j'ai à peine fait du magasinage ! Darn !
Alors donc, hier soir, 21h, nous faisions quelques recherches de chansons à présenter à nos étudiants-enseignants, et voilà ce que nous avons aimé:
Et
W/EasternPromises