Dimanche, 17h, appart vide, pas le goût de défaire ma valise...
Je remercie qui que ce soit que je dois remercier pour m'avoir offert 4 jours fabuleux. Cela fait du bien, et cela fait réfléchir. C"est fou comment, dès qu'on sort de sa routine, on voit les choses sous un autre angle, d'une autre perspective.
La fin de l'année approche, il serait peut-être temps d'arrêter de faire des ronds dans l'eau et d'attendre que ça vienne... Dès que les corrections d'exams sont finies, la semaine prochaine, je vais prendre les choses en main et chercher autre chose...
En tout cas, en attendant, ces derniers jours furent bien remplis. D'abord Vancouver, puis escapade à Whistler dans lodge super chicos ou la chambre était plus grande que mon appart et les cocktails to die for...
Beaucoup de (très) bons vins, de délicieux cocktails, beaucoup de (très) bonne bouffe, dont un plateau charcuterie-fromage hier soir à Whistler et un super dîner aux Chandelles à Bishop, top la classe. Il y a eu aussi le Tea time avec cours perso sur l'infusion du thé, matage de match de boxe en buvant un Crozes l'Hermitage devant la cheminée, découverte laborieuse des règles du football américain, session de snowoard à Whistler, nuits courtes mais de belles conversations, de la bonne musique.
Monsieur a même pensé manquer son avion, oh too bad, mais celui-ci ayant été déjà bien retardé, fallait pas trop pousser.
What else?
Remarquez d'abord le retour de l'utilisation de l'accent circonflexe (dans le titre). Saluons tous le retour du Mac à la maison. Et oui, ce matin, la bonne nouvelle était tombée: L'université me rembourse l'achat d'un nouvel ordi portable chez Apple pour remplacer mon Mac Book blanc (RIP), volé sur mon lieu de travail. Illico presto, je filai donc chez Apple Store cet après-m, et hop, me voilà avec un Mac Book Pro (oui pasque arghhhhh, Le Mac Book ne se fait plus, bouhooooo).
En tout cas, youpi. Dans la foulée j'ai voulu upgrader mon téléphone portable en succombant à l'IPhone 4S mais cela va s'avérer un peu plus compliqué vu les ruptures de stock... On y croit.
euuh......
Dimanche, je suis allée tester pour vous mon vrai premier cours de Yoga. De HOT Yoga pour être plus précise, scientifiquement appelé Bikram. 0 excuse, c'est juste à côté de chez moi. C'est pas donné ($20 en drop-in), mais le premier cours est offert, alors bon. Comme prévu, il faisait chaud, de plus en plus chaud, au point ou, comme tout le monde, tu es à moitié à poil. J'ai fait ma prude (et surtout ma complexée) pendant 2min27, et ai ensuite discrètement commencé à remonter mon short au fur et à mesure que je me décomposais. Youhoo.
Le but de la première classe est de rester DANS le sauna TOUTE la classe, soit 90 minutes. C'est long 90 minutes. La première partie fut la plus dure, le corps s'habitue, et surtout toutes les positions sont debouts. Ensuite, on enchaine au sol. Je n'ai pas eu l'impression de vraiment travailler mes muscles, mais je pense que c'est aussi dû au fait que la première fois, tu ne travailles jamais à fond. Par contre, l'impression d'avoir fait de bons étirements (tu m'étonnes). J'ai fini trempée, mais zen. Zen, pour ne pas dire lobotomisée.
Ça, c'est les points positifs. Par contre, moi le yoga, je croyais que ça rendait zen. Alors effectivement, j'étais super détendue après le cours, mais ce n'était sûrement pas grâce à la prof. À un moment,bien naze, j'ai u juste envie d'hurler Just shut the fuck up, for God Sake !
La classe était remplie de gens qui font du yoga tout le temps. Et bin NAN, il a fallu qu'elle explique TOUT, à chaque fois. Si tu fais la pose du lapin 3 fois, bin elle t'explique TROIS fois TOUT ce qu'il faut faire. Et pas genre avec une voix douce et langoureuse. Non, j'avais l'mpression qu'elle décrivait une course de chevaux. Le pire ayant été pendant les 20 secondes de relaxation SYSTÉMATIQUE (j'insiste) entre plusieurs pauses ou la prof ne pouvait pas s'empêcher de nous rappeler que c'était THE moment ou il fallait se relaxer. Ouiiinnnnnn.
Je me suis aussi rendue compte à ce moment-là qu'il fallait avoir un bon niveau d'anglais si tu voulais être capable, en même temps de:
- Avoir chaud
- Souffrir
- T'étirer
- ET écouter ses conseils.
J'en viens donc à suggérer aux nouveaux arrivants qui aimeraient vraiment s'intégrer à la vie Vancouveroise en prenant des cours de Yoga d'améliorer leur niveau d'anglais :) De toute façon, sans Yoga, va quand même falloir parler un chouille anglais avant d'arriver ici (Ou alors vous ferez comme cette vielle dame dans le -mauvais-bus ce matin : ''No english'').
Deux possibilités: ESL cours d'anglais ou encore mieux, l'immersion anglaise qui est le meilleur moyen de progresser bien et rapidement...L'école suisse ESL propose justement des stages d'immersion à Vancouver. Rien de tel pour améliorer son niveau ET tout apprendre des habitudes des Vancouverois de Faire du yoga à commander un Grande Non-fat half sweet Vanilla Latte tout en ayant l'air trop cool.
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And he didn't forget me, yeahhhhh.
Ne m'appelez donc pas ni demain soir après 9h, ni jeudi soir.... Je serai occupée à boire du bon vin avec l'Américain.
Na !
En rentrant à Vancouver mardi vers 1h du matin, ravie du retard de mon avion Air Canada (en 2 jours j'ai pris 4 avions Air Canada, et tous, sans exception sont partis en retard, avec des excuses variées...), il a fallu prendre un taxi.
Quand le gars devant moi a demandé si qqn voulait partager un taxi, je me suis dit, pourquoi pas.
La prochaine fois, je réflechirai à deux fois.
A peine dans le cab, le mec me demande d'ou j'arrive, blablabla, et quand je lui demande, il commence à me raconter qu'il revient de Detroit, ou il a feté Thanksgiving en famille, que c'était génial, et que là, il venait de boire 2 pintes et qu'il ne voyait plus très clair.
Sweeet.
J'ai eu le temps de comprendre que Détroit, c'était un peu la loose, mais ca, on me l'avait déjà dit (l'américain rencontré à NYC y a qqs années s'en était aussi sauvé). J'ai même eu droit à une blagounette à 1:30am:
"In which city do rich men live?" "Dunno..." "NOT Detroit".
On arrive finalement à sa destination thanks god, le (jeune) homme me tend un peu de cash pour le partage de la course et me dit, direct: "With that money, i can't get a Good-night-kiss???" "Excuse me ?! No i don't think so"
D'abord, prend 10 ans, ensuite, rase-toi la barbe, apprend à te tenir et on en reparlera.
J'y croyais pas. Bon en même temps, ca m'était déjà arrivé l'an dernier. Du coup, j'en suis venue à me demander si c'était comme ca que ca fonctionnait ici.
Did i miss something?!?
Non je ne vais pas parler de mon café favori.
Mais de mes 2 jours contre la montre à Montreal. Départ de Vancouver, dimanche 3h. Arrivée à notre hôtel, 2h du mat. Ca commence bien. Je finis par m'endormir à 4h du mat, avec deux Melatonine dans le corps. Y a un vieux De Funès sur TV5, too bad. Du coup quand le réveil sonna à 7:30, bin ce fut pas facile. Deux cafés, de l'anti-cernes et oeufs brouillés, smoked salmon et roties plus tard, y a plus qu'à vraiment bosser.
Notre lieu d'élégante perdition
Malheureusement, je ne serai pas allée bien plus loin que les quelques blocs autour de l'hôtel. On avait des rdv dans pas mal de clubs privés (anciennement reserves aux hommes...) dont celui magnifique de McGill, mais tous autour de l'hotel. A 16h30, la nuit a commencé à tomber, et j'ai eu envie d'un verre de vin (!!). Ma collègue aussi. On est donc entrées dans un beau resto, encore habillées en business women, carrelage noir et blanc, zinc en marbre, cuirs rouges, huitres, vins francais.... Parfait pour un débriefing de la journée. A 17h, les petits appetizers offerts sont arrivés. Délicieux. Et puis un jeune (??) homme s'est installé au bar à coté de nous et a fait sa vie. What else ?
Apres mon verre de vin à 5h du soir, avec dans le bide un bol de soupe et un sandwich engloutis plusieurs heures plus tôt, j'étais bien plus relax. Et en voyant notre voisin commander son diner et commencer à déguster des trucs qui avaient l'air trop bon, j'ai fini par lui parler. Et lui de continuer. Ma collègue et moi étions tombées sur une perle. Un jeune américain de Chicago, gentil comme tout, pas du tout prétentieux, très drôle et fin connaisseur de vins et thés, qui me fit remarquer, biiien plus tard, quand je demandai l'addition, prête à aller me coucher, je me demandais s'il était pas gay, que c'était pas une facon de passer ma derniere nuit à Montréal.
Bon. On a fini à l'hôtel, tous les 3, à regarder d'horribles pubs américaines à la télé, en buvant du vin et à bien rig oler. Plus il se faisait tard, plus je le trouvais vraiment cute l'Américain. Chacun est retourné dans son hotel après de (vaines) tentatives de sa part (et j'avouue, apres qqs smouicks). Je me suis dit, on verra demain. Si c'est encore un mâle afamé, et donc déçu du coup, il m'aura oubliée le lendemain. Et puis bin non.
Le lendemain, on a réussi a organiser en 10 minutes une pause thé de 23 minutes juste avant que ma boss n'arrive en ville. L'échange de baisers fougeux en pleine rue sous la pluie glaciale, je m'en souviendrai... Un peu de romantisme ne fait jamais de mal.
Après ça, j'ai couru à la chambre d'hotel de ma boss et ai navigué pendant 2 heures entre sa chambre et la mienne, pour traduire des docs en francais, lui faire pratiquer, avant de courir installer notre salle pour un meeting. A 18h, il a fallu sauter dans le cab direction l'aéroport, et échanger des textos avec l'Américain (on pensait se croiser avant mon depart,ouinnnnn).
La bonne nouvelle (oui pasque bon, il habite un peu loin et passe la moitié de son année up in the air), c'est qu'il a un business trip a Vancouver mercredi prochain.
Needless to say: CAN'T Wait.
Et au moment ou je dis ca, il m'envoie un petit message, le fourbe.
West/Eastern Promises