Lost in Vancouver

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AVIS aux lecteurs: Pour des renseignements sur comment survivre à Vancouver et ne pas être mangé par un coyotte, Infos ici et là.

 


Vendredi 13 mai 2005 5 13 /05 /Mai /2005 00:00
- Par Stéphanie

Pour celles et ceux qui pratiquent de façon régulière un sport, vous n'êtes pas sans savoir que c'est dans la fatigue qu'on fait les meilleures confitures travaille le mieux. Quand on débranche le cerveau, et qu'on y va à fond. Ce soir, j'en fus l'illustration vivante (rien que ça). Je vous explique. J'y tiens.

J'arirve à mon entrainement légèrement tendue. De mauvais poil et fatiguée. Contre-coup du spectacle d'hier, contre-coup du week-end dernier, plus la journée avance, plus je suis de mauvais poil ET fatiguée. La combinaison idéale pour pratiquer un sport de combat.

Premier assaut, Bim Bam Boum, tiens aujourd'hui, ça va bien.

Tiens, une nouvelle tête. Un ancien de retour, après 6 mois de pause. Il vient boxer avec moi. Je me rappelle qu'au début de l'année, je ne voulais pas boxer avec lui, la trouille. Même pas peur. Bim Bam Boum, il a du mal le garçon. Il s'excuse même de ses boulettes.

Autre assaut. Je fais mal au genou d'une fille, qui m'eut fait tellement souvent mal (en ne respectant jamais les distances) que je m'excuse vraiment par pure politesse. Manque de bol, à la pause, le prof lui demande qui a fait ça, et elle me balance la c***. C'est comme ça que je suis déclarée "LA brute du cours" par le prof, celle qui fait mal à tout le monde. Comme c'est faux, j'en rajoute : Bin oui, je viens juste pour ça, pour faire mal. Pffff. (Et le nombre de fois où on m'a fait saigner du nez, et que j'ai fermé ma gueule, ça compte pas ??? Nan ? bon, bin merde tiens).

Autre assaut, je me retrouve contre le prof. Légèrement énervée, je l'interpelle cash : "Allez viens, que je te fasse mal à toi aussi !". "Tu vas me faire saigner du nez ?". "Bin je vais essayer".

Bon, là, j'avoue que je me suis un peu emballée. Un excès de confiance (très) mal placé, qu'est-ce que je peux être conne (et grande gueule) des fois. Affligeant. Oui bon, c'est pas la peine d'en rajouter non plus. Je sais. J'en prends plein la gueule le tibia, et profitant d'un instant de faiblesse (salaud !), il en rajoute une couche. Oh putain, mon sang ne fait qu'un tour, je me retourne, et Bim Bam Boum, direct sur direct, j'arrive quand même à le toucher. Bon, il est pété de rire, évidemment. Je l'avais jamais vu se marrer autant. Grrrrrr. N'empêche que c'est finalement vachement sympa de pouvoir éclater essayer d'éclater la gueule de son "mec" (bien que pour l'instant, je sais pas ce que c'est). Comment régler ses problèmes de couple en toute impunité. Ca me plaît bien comme concept ça. Enfin, si ça marche dans les deux sens bien sûr, sinon c'est moyen pas du tout drôle.

Assaut suivant, le jeune homme du début revient (pour la deuxième couche, eh eh), et me dit un truc TROP sympa, qui a bien gonflé mon moral de boxeuse débutante : "Je reviens vers toi parce que je n'arrive pas à boxer contre toi". Ah ah, je suis difficile à boxer ? Youhooo ! Oops, désolée. Aïeuuuh.

Dernier assaut. La fille en face de moi  me sort : "Bon allez va, je vais en prendre plein la gueule pour le dernier, tant pis". Eh eh !

Putain, j'ai une patate moi ! Bon, d'accord, je suis rouge écarlate, trempée de sueur, des bleux partout, et je ne suis pas tombée contre des trop forts. mais chut, faut pas le dire...

 


Publié dans : Stéph au Sport - Exprime-toi/Express yourself - Voir les 10 commentaires

Jeudi 12 mai 2005 4 12 /05 /Mai /2005 00:00
- Par Stéphanie

Faut quand même que je vous raconte mon épisode dans la 6ème dimension du slow fast-food d'hier...

Pour situer l'histoire : 14h30 - 12 danseuses affamées et pressées débarquent dans un fast-food (le nom, pour ne pas les citer, commence par Mac et finit par la première note de la gamme). Peu de temps pour manger avant de reprendre les répétitions, plus de sandwichs sur le campus, nous filons au Mac fast-food.

On arrive, pas un client aux deux caisses, plein d'employés derrière les caisses, des sandwichs qui nous attendent déjà dans les cuisines, cool, ça va aller vite.

C'était sans compter avec l'équipe de bras cassés qui se trouvait derrière les caisses, et qui illustrait parfaitement l'expression "Brasser de l'air".

Pourtant, aucune commande compliquée (genre un hamburger sans cornichon ni sauce ni pain). A ma caisse, les filles devant moi commandent coca et glace. Y a plus de glace. Bin, remets-en. Pendant ce temps, de la glace continue à couler sur la grille. Euh, monsieur, ça coule là. Y en a partout m'sieur.

La glace remarche. Cool, je vais pouvoir en prendre une. Si ça marche toujours quand ça sera à mon tour.

Pendant ce temps, à la caisse d'à côté, l'employé n'arrive plus à fermer son tiroir-caisse. Il s'acharne tellement dessus que les pièces volent et s'éparpillent derrière le comptoir. Pffff. Affligeant. On se regardent toutes, en se disant qu'on a du être méchantes dans une autre vie et qu'on paie maintenant pour ces pêchés. Trop injuste.

J'observe en me disant que je viens d'être projetée dans mon pire cauchemar. Des frites sont posées en exposition à côté du distributeur de boissons. De la crème glacée coule toute seule, les cacahuètes se partagent le sol avec les pièces de monnaie, c'est la fête.

Arrive mon tour, je vais au plus simple. Un menu et une glace (je sais, c'est mal. No comment sur les méfaits nutritionnels de ce repas). 13,40 euros. Pardon ? Argh, merde, ça n'a pas marché, faut que j'appelle le manager pour annuler. Euuh, oui ça serait mieux.  Le manager arrive, mort de rire, et devant ma tête affligée, me dit que c'est une caméra cachée. Je lui confirme que ça ne peut être que ça, c'est pas possible autrement.

Devant tout ce monde, je l'entends même dire "Mais la fac n'est pas fermée ?". Et moi qui lui balance : "Non, mais à ce rythme, quand on va y retourner, ça sera fermé, c'est sur. Du con" (non, le Du con, je ne l'ai que pensé. Petite joueuse polie la Stéph).

Enfin, je repasse ma commande : Un menu avec un coca light. J'entends le gars gueuler : "Y a plus de Light !". Ouiiiiinnnnnnn, mais POURQWAAAA (paskeuuuuuh). Et je le vois revenir avec un verre de coca. Bon, y avait peut-être plus de light après mon verre. Mais comme il ne me dit rien, je lui demande quand même, par précaution. On ne sait jamais (avec des manchots pareils) : "Y a plus de light ? Mais alors, c'est quoi ça ?". "Bin du coca normal". "Bin non, si j'ai demandé du coca light, c'est paske je ne veux pas de coca normal". Pffff.

1/2 heure plus tard, on réussit à être à peu près toutes servies. La dernière danseuse met 10 mn pour avoir un café, mais on n'est plus à ça près.

Résultat, on arrive avec 20 mn de retard à la seconde répitition, et on se fait pourir par notre prof de danse.

Je hais les slow-food.

 

 


Publié dans : Deux baffes - Exprime-toi/Express yourself - Voir les 10 commentaires

Jeudi 12 mai 2005 4 12 /05 /Mai /2005 00:00
- Par Stéphanie

 

 

Ne pas trop cogiter.

Ne plus écouter Closest Thing To Heaven (Tears For Fears) de bon matin.

Ni Cold Play.

Ne plus laisser de fenêtre ouverte la nuit, pour ne pas tomber malade.

Ne plus y penser.

Ne pas douter de soi.

Ne pas douter des autres.

Ne plus manger au Mac Dalle.

Ne pas se poser trop de questions.

 

Continuer à rencontrer des gens sympas.

A avoir de longues discussions de filles.

A danser.

A écrire.

A y croire.

A regarder autour de soi.

A garder le sourire.

 

Pffffffffffff.

 


Publié dans : Pensée du jour (ou du soir) - Exprime-toi/Express yourself - Voir les 4 commentaires

Mercredi 11 mai 2005 3 11 /05 /Mai /2005 00:00
- Par Stéphanie

   

 

 

Et oui, The bonne nouvelle de la journée (non j'exagère, y a du en avoir d'autres), c'est le grand retour de Jamiroquai, avec un nouveau single qui pète sa mère, qui déchire grave, qui est vraiment sympa, Feels Just Like It Should (sortie prévue pour le 6 juin, mais déjà en écoute un peu partout) et un nouvel album qui doit sortir le 20 juin, intitulé Dynamite. Eh eh ! Et surtout, le groupe va entamer la tournée qui va avec. Certaines dates sont déjà officielles, comme Nice le 21 juillet (voir le site officiel du groupe), et d'autres vont bientôt être annoncées. Si c'est pas une bonne nouvelle ça !

Oui pasqu'il faut que je vous le dise, je suis fan de la première heure. Depuis leur premier passage télé en France (Taratata et NPA), ça date d'il y a une bonne dizaine d'années, je m'en souviens comme si c'était hier...

Depuis, je les ai vu deux fois à Lyon, une fois à Grenoble, et à chaque fois, ce fut un pur moment de bonheur. Surtout le premier concert. C'était dans une petite salle lyonnaise (le Transbordeur).

En sortant de la salle, je vais récuperer ma voiture sur le parking, et O surprise, je suis garée à côté du bus du groupe. J'attends 5 mn, le bassiste, sublime, se pointe, petit bonjour, petit autographe. Puis c'est au tour du DJ, absolument renversant. J'entame un brin de causette avec lui. On reste comme ça un moment à discuter, et puis d'autres fans arrivent, lui demandent un autographe. Le DJ me demande mon stylo, me demande de lui tenir sa bière (mais tout ce que tu veux très cher), et me demande de lui préter mon dos pour signer les autographes. Non non je ne me la pètes pas du tout à ce moment là. J'aurais ensuite mon petit autographe, personnalisé et tout, rien que pour moi... Stay cool Stéphanie... Arghhh. Déboule ensuite J. Kay, une crevette sur pattes. Tellement rikiki que personne ne le reconnaît, et pi, il est pas drôle, il s'engouffre dans le bus. J'aurais ensuite une discussion sympa avec l'homme au Digeridoo, qui me conseille des magasins sympas à Londres où trouver de chouettes Puma.

La 6ème dimension.

Il m'arrive de ressortir ma place de concert, datant de 1993, et de me rémémorer ce petit moment privilégié...


Publié dans : J'adOOOre - Exprime-toi/Express yourself - Voir les 10 commentaires

Mercredi 11 mai 2005 3 11 /05 /Mai /2005 00:00
- Par Stéphanie

 *

Après des mois de répétition (n'ayons pas peur des mots, ça fait bien des mois de répétition), nous voilà enfin au jour tant attendu par vous nous tous, enfin voici le jour du spectacle...

Après avoir bouffé du Charlie Chaplin, du Orange Mécanique, du Goldeneye, du Requiem for a dream, et j'en passe, pendant des heures, voici le dernier jour de la saison où je devrais entendre ces foutues musiques. Ca fait bizarre quand même..

Pour celles et ceux qui ont déjà vécu le montage d'une pièce de théatre, d'un spectacle de danse ou d'un spectacle quel qu'il soit, vous devez savoir de quoi je parle... Ce travail en groupe, pendant des heures et des heures, des gens (des "artistes" un peu quand même) qui en chient ensemble, qui s'investissent, avec leur corps, leur voix, leur âme, qui donnent tout pour arriver à donner le meilleur de soi-même, au moment où il faut...

Et puis, une fois que c'est passé (toujours trop vite), le vide. Avoir donné sans limite, avoir été porté par le groupe, et puis avoir été porté par un metteur en scène, une prof de danse, après cela, plus rien. Seulement des souvenirs (et c'est déjà pas mal). Le lendemain, on se lève et on se dit que, ça y est, le groupe a donné le meilleur de lui-même pour éblouir, émouvoir, faire rêver, amuser, le "public", et que maintenant, il faut passer à autre chose...

Demain, on laissera donc de côté chaussons, jambières, costumes, pirouettes, grands jetés et entrechats pour reprendre la vie normale. Mais avant ça, il y a encore tout l'après-midi (spectacle à 17h) !!

* crédit photo Scènes Formations (école de danse de Lyon)


Publié dans : Stéph au Sport - Exprime-toi/Express yourself - Voir les 9 commentaires

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